Accompagner un chant au piano grâce aux accords

Accompagner un chant au piano grâce aux accords


Mes chers Rossignols, j’ai l’honneur d’accueillir ce superbe article invité écrit par mon ami blogueur Cazimir Costea. Pianiste émérite qui a créé le blog “Libérer son piano”.

Cet article peut vous être des plus utile si vous souhaitez savoir facilement vous accompagner au piano avec des accords lorsque vous chantez. Souvent, nous chanteurs, sommes embêtés pour trouver un accompagnement musical digne de ce nom et qui nous convient lorsque l’on chante. De plus, chanter et s’accompagner en même temps a de nombreux avantages et est pour moi l’accomplissement de notre art en tant que musicien… Voici une manière simple et efficace pour en mettre plein la vue et les oreilles à votre public !


Il y a plein de manière d’accompagner un chant au piano selon le style recherché, la complexité ou l’originalité… Néanmoins, il y a quelques principes assez simples à comprendre et à appliquer. Ce sont ces quelques mécanismes simples et efficaces dont je vais vous parler ici, en illustrant mon propos avec une chanson des Beatles et une d’Alicia Keys 🙂

accompagner un chant au piano

Nous allons procéder en 2 étapes. D’abord, on parlera des accords. Je vous expliquerai de quoi il s’agit, quels sont ces accords et comment les retrouver à partir d’une partition. C’est la partie la plus longue (et importante) si vous êtes néophyte.

Ensuite, nous verrons comment placer ces accords au fil du chant. A quel moment, quel fréquence, etc. Je proposerai quelques exemples simples de styles d’accompagnement grâce à ces accords. C’est parti !


1ère étape pour accompagner un chant au piano : trouver les accords


Des chants avec partition et accords annotés

Pour simplifier le propos, les étapes et la démarche que je vous propose pour accompagner un chant au piano concerneront les chants qui existent déjà et dont vous pouvez trouver la partition avec le nom des accords (A, Fm, etc).

Je vous rassure, dans la grande majorité des cas en musique moderne (pop, jazz ou chanson français et internationale par exemple) vous trouverez des partitions avec les accords ! Si vous ne voyez pas à quoi ressemblent ces annotations, pas de panique je vais vous montrer et vous expliquer ça en détails.

En ce qui concerne vos compositions personnelles ou bien des chants dont vous ne pouvez pas trouver la partition, ou encore des partitions sans accords annotés (en classique par exemple), la manière de s’y prendre sera différente.

La première étape sera toujours de trouver les accords. Mais cela se fera à l’oreille et/ou avec des connaissances harmoniques. C’est une autre démarche qui nécessiterait un article entier pour être correctement expliquée. Une prochaine fois peut-être 🙂

Le concept d’accord

Une superposition de sons

Mais d’abord, qu’est-ce qu’un accord ? Très simplement, on pourrait dire qu’un accord est superposition de sons, par opposition à la mélodie qui est une succession de sons.

L’idée est donc de placer différentes superpositions de sons, des groupes de notes appelés accords, à différents endroits de la mélodie pour lui donner une assise, une couleur, etc. Bref, pour l’accompagner ! Ben oui, on est là pour ça n’est-ce pas ^^

C’est un peu sommaire comme définition, et à ce compte-là, il y aurait une infinité d’accords possibles. Et il y en a ! Mais dans la chanson, ce sont souvent les mêmes types d’accords qui sont utilisés : les accords parfaits.

Les accords parfaits

Un accord parfait est le nom que l’on donne à un certain type d’accord. Il est toujours constitué de 3 sons, ni plus ni moins. Il peut être majeur ou mineur. C’est tout !

Un outils malléable

La liste de ces accords parfaits n’est pas si longue, et en plus vous verrez souvent les mêmes accords revenir. Tout simplement car certaines tonalités sont plus empruntés que d’autres dans la chanson.

Ça risque d’être vite ennuyeux ou répétitif ? Non car le principe des accords est de constituer un outil très malléable : selon leur enchaînement, leur fréquence, leur disposition dans les registres du piano, leurs renversements, ou même la manière dont ils feront sonner la mélodie… les résultats sonores seront bien assez variés !

Et une fois compris le principe, je vous montrerai comment construire des accords un tout petit peu plus complexes qui sonnent tout de suite plus jazzy 😉

Construire un accord au piano

Pour commencer, je vous propose de comprendre ce qu’est un accord sur le piano et comment le retrouver. Juste après, nous parlerons de leur nom et comment ils se présentent sur une partition avec deux exemples tirés des Beatles et d’Alicia Keys.

Une note sur deux

Pour le dire simplement, il suffit de sauter une note sur deux. Exemple : vous cherchez un accord parfait de DO. Partez de DO. Sautez le RÉ, jouez le MI. Sautez le FA, jouez le SOL. Jouez bien les trois notes ensemble en même temps. Et voilà, vous jouez un accord de DO !

Compter les demi-tons

Bon, par contre, cette méthode n’est pas suffisante. Cela ne vous donne pas d’indication sur le mode de l’accord : majeur ou mineur. Vous ne savez pas non plus quand jouer une touche noire ou une touche blanche.

Vous pouvez donc combiner avec une autre méthode, qui vous assure de recomposer n’importe quel accord majeur ou mineur sur votre piano : les demi-tons. Il s’agit de l’intervalle le plus petit qui sépare chaque note / son au piano.

Différences d’intervalles Majeur mineur

Entre chacune des notes de l’accord, il y a un intervalle, une distance. Celui-ci ne sera pas exactement la même entre le mode majeur et mineur.

Entre la 1ère et la 2e note du mode Majeur, il y a quatre demi-tons. Quatre demi-tons constituent ce qu’on appelle un intervalle de tierce majeure. Entre sa 2e et 3e note, il y en a trois (tierce mineure). Cela fait donc sept en tout, avec un intervalle légèrement plus grand en premier. Le mode mineur, lui, aura d’abord une tierce mineure, puis une tierce majeure. C’est l’inverse 🙂

Vidéo explicative

Suite à un article sur le sujet, j’ai fait une vidéo explicative pour bien montrer la méthode. Je la poste ici pour plus de clarté si besoin 🙂

Les renversements

Pour avoir toutes les bases pour accompagner un chant au piano, comprendre ce qu’est un renversement est important. C’est très simple. Il s’agit d’un accord dont les notes ont changé d’ordre.

Exemple : DO majeur renversé pourra être : MI puis DO puis SOL. Tant que l’on garde ces trois mêmes notes sans en ajouter d’autres (à part la mélodie), on reste sur l’accord de Do Majeur.

Cela permet une plus grande palette de nuance dans les couleurs des accords, et surtout un meilleur enchaînement sonore des accords entre eux.

Si vous voulez en savoir plus sur les renversements, j’explique cela plus en détails sur mon site ici. Vous y trouverez également un exemple d’application avec le morceau la Dispute d’Amélie Poulain 🙂

Si malgré tout, cela vous semble trop compliqué d’ajouter les renversements, sachez que vous pouvez aussi jouer tous les accords en positions fondamentales. Cela enlèvera simplement quelques nuances de couleur.

Retrouver les accords à partir de la partition

Chercher une partition

Pour chercher votre partition sur internet il suffit de taper le nom de la chanson + “partition” ou “sheet music”. Selon le morceau, vous trouverez différentes versions, payantes et gratuites.

En général, pour beaucoup de chansons connues, on peut trouver des versions gratuites en cherchant un peu.

Vous pouvez également chercher directement les accords pour être sûr qu’ils seront indiqués en tapant “nom de la chanson” + “piano chords“.

Le nom des accords : la notation anglo-saxonne

Une fois que vous avez votre partition, vos accords vont se présenter sous forme de lettres. Il s’agit de la notation anglo-saxonne.

  • DO = “C”
  • RÉ = “D”
  • MI = “E”
  • etc.

(J’explique également cela dans la vidéo ci-dessus)

La lettre qui caractérise la note fondamentale de votre accord sera suivie de plusieurs possibilités :

  • Rien. Si la lettre est seule, elle indique l’accord Majeur en position fondamentale. “C” = Do majeur.
  • Un petit m. “Cm”. Il s’agit de l’accord mineur de DO.
  • Une autre lettre après un slash. “C/E” : il s’agit toujours de l’accord de DO mais dans un renversement !
  • 7, Maj7, Sus4… Tout le reste on le met de côté pour l’instant 🙂

Si vous débutez, je vous conseille de vous restreindre à ces trois catégories de notation : Majeurs, mineurs et renversé. Réduisez les autres notations à celle qui s’en rapproche le plus parmi ces trois là. Exemple : considérer un Cmaj7 comme un C tout court, c’est-à-dire Do Majeur.

Vous pouvez également décider de ne pas tenir compte des renversements si cela fait trop pour vous, et considérer C/E comme un C par exemple.

Nous allons voir comment appliquer tout ça avec deux exemples : Imagine des Beatles, puis If I Ain’t Got You d’Alicia Keys.

Les accords d’Imagine, The Beatles

En général, vous trouverez la partition de votre chanson sur deux formats :

Musique écrite : mélodie clé de sol, accompagnement clé de fa + accords notés en lettre. Cliquez ici pour voir un exemple sur le site musicnotes.

Paroles : simplement le texte de la mélodie avec les accords notés là aussi en lettre. Cliquez ici pour voir un exemple sur le site Virtualsheetmusic.

Dans un cas vous suivrez avec les paroles (plus facile je pense si vous êtes chanteuse/chanteur), dans l’autre vous suivrez avec la mélodie écrite en clé de sol. Dans les deux cas, pour accompagner le chant au piano, on ne s’occupe que des accords. Ici, cela donne dans l’ordre :

  • C = Do majeur
  • Cmaj7 simplifié en C = Do majeur
  • F = Fa majeur
  • C/E = DO sur MI = Do majeur renversé (1er renversement)
  • Dm = Ré mineur
  • Dm/C = Ré mineur sur un Do *
  • G = Sol majeur
  • G6sus4 simplifié en G = Sol majeur
  • G7 simplifié en G = sol majeur

*Dm/C. Do ne fait pas partie de Ré mineur, ce n’est donc pas un renversement. Cela indique malgré tout, comme pour les renversements, que Do sera à la basse de votre accord. C’est une nuance que vous pouvez ignorez en continuant à jouer Dm.

Résumer Imagine en 4 accords

Si on résume et simplifie tout cela, on a seulement 4 accords :

  • Do majeur
  • Fa majeur
  • Ré mineur
  • Sol Majeur

Il ne reste qu’à ajouter les renversements si vous vous en sentez capable.

Pour les plus téméraires, je vous explique brièvement comment enrichir davantage ces accords dans le deuxième exemple : If I Ain’t Got You d’Alicia Keys.

Les accords d’If I Ain’t Got You d’Alicia Keys

Cliquez ici pour voir un exemple du format texte + accords de cette chanson sur le site mychordbook.

L’avantage sur ce site est que l’on peut voir l’accord s’afficher sur un clavier virtuel en bas de l’écran !

Voici la liste des accords retranscrits dans l’ordre dans lequel ils apparaissent :

  • G = Sol majeur
  • Em = Mi mineur
  • Am7 simplifié en Am = La mineur
  • D7 simplifié en D = Ré majeur
  • E = Mi majeur
  • Gmaj7 simplifié en G = Sol majeur
  • Bm7 simplifié en Bm = Si mineur
  • Cmaj7 simplifié en C = Do majeur

Il y a ici un plus grand nombre d’accords différents, et surtout une plus grande proportion d’accords simplifiés. Ces derniers ont tous la notation “7”.

Contrairement à Imagine, une version avec uniquement des accords parfaits risque de sonner un peu pauvre par rapport à l’original ici. Voyons voir comment comprendre et retrouver ces accords plus complexes.

Les accords de 7e

L’accord parfait constitue la base de l’accord de 7e, auquel on rajoute une note. Tout comme l’accord parfait, cette note se situe à un intervalle de tierce. Vous pouvez donc sauter encore une note sur deux.

Exemple : DO (ré) MI (fa) SOL (la) SI. Voici un accord de DO majeur avec une 7e (le SI). C’est la 7e car en partant de DO (qui se compte “1” et pas “0”) on arrive à “7” en arrivant sur SI. Notre accord a maintenant non pas deux intervalles de tierces superposées, mais trois.

Mais il faudra préciser si ce troisième intervalle de tierce (la 7e) est mineure ou majeure. En effet dans l’exemple ci-dessus, nous pourrions avoir Si bémol ou Si bécarre.

On rencontre trois types d’accord de 7e la plupart du temps :

  • maj7” = un accord parfait majeur + une septième majeure (DO MI SOL SI)
  • min7” = un accord parfait mineur + une septième mineure (DO MIb SOL SIb)
  • 7” = un accord parfait majeure + une septième mineure (DO MI SOL SIb)

Remarquez que le troisième cas est un mélange des deux précédents. Un accord “7” est aussi appelé “de dominante” ou “7e de dominante”. C’est la même chose.

If I Ain’t Got You d’Alicia Keys version non simplifiée

Revoici donc la liste de nos accords décodés :

  • G = Sol majeur
  • Em = Mi mineur
  • Am7 = La mineur et 7e mineur
  • D7 = Ré majeur et 7e mineur (dominante)
  • E = Mi majeur
  • Gmaj7 = Sol majeur avec 7e majeure
  • Bm7 = Si mineur avec 7e mineure
  • Cmaj7 = Do majeur avec 7e majeure

Cela vous paraîtra sûrement un peu fastidieux au départ, surtout si vous n’aviez aucune connaissance sur les accords. Mais vous verrez que c’est très logique et qu’à force d’appliquer au piano, ça rentre assez vite.

En plus, les accords de 7e sonnent tout de suite plus jazzy, c’est assez cool à pratiquer !


2è étape pour accompagner un chant au piano : organiser les accords


Placez les accords et chantez !

Pratiquer les accords

La première étape est fondamentale. C’est aussi la plus longue si vous ne l’avez jamais fait. Donc prenez votre temps. Ne cherchez pas à être exhaustif. Comprenez le principe, entraînez-vous… Et cherchez à retrouver les accords d’une chanson plutôt qu’à connaître tout de suite tous les accords par cœur.

L’important est de bien intégrer la logique, et pour cela il faut pratiquer.

Je vous invite vraiment à vous entraîner à retrouver les accords sur votre piano et à vous familiariser avec eux. Une fois cette logique acquise, vous gagnerez énormément en possibilités pianistiques, que ce soit pour accompagner n’importe quel chant au piano, pour retrouver d’oreille un accompagnement, pour composer, improviser, etc.

Si vous le souhaitez, j’ai créé un guide gratuit dans lequel je propose des exercices progressifs pour s’imprégner de la logique des accords au piano tout en apprenant à improviser. J’explique en détails et en pratique comment intégrer au fur et à mesure les différentes possibilités au piano offertes par les accords. Pour en savoir plus, cliquez sur ce lien : “Comprendre et Improviser au piano grâce aux accords“.

Comment jouer chaque accord ?

Dans un premier temps, je vous conseille de jouer l’accord main droite et d’utiliser la main gauche pour jouer uniquement la basse, éventuellement en octave.

Exemple : C = Do majeur = DO MI SOL. Jouez ces trois notes là avec votre main droite. Jouez en même temps un autre DO (basse de l’accord) plus bas, avec la main gauche. Éventuellement un autre DO encore plus bas toujours avec la main gauche.

L’octave main gauche est là pour donner plus de poids et d’assise à votre accord main droite.

Autre exemple avec un accord renversé : C/E = Do majeur renversé = MI SOL DO. Jouez ces trois notes là à votre main droite. Main gauche jouez la basse qui cette fois est MI, éventuellement doublée à l’octave.

Etc.

Où placer l’accord pour chanter ?

Le plus important est de changer d’accord au bon moment. Là où l’harmonie le demande. Pour cela, il vous suffit encore une fois de vous repérer à la partition (et/ou à l’oreille).

Par exemple, sur les formats de partition paroles + accords, vous pouvez voir que les accords sont notés au-dessus d’un mot en particulier. Vous pouvez vous en servir comme point de repère, et affiner à l’oreille.

Habituez-vous déjà à coordonner vos mains et votre voix pour aller sur le bon accord au bon moment, tout en chantant et en écoutant l’ensemble !

Ajoutez le rythme dans l’accompagnement du chant au piano

Une fois que c’est fait, vous pouvez installer un rythme plus précis. Pour cela, vous avez plusieurs possibilités.

Ronde, blanches, noires…

Vous pouvez jouer chaque accord à la ronde, sur chaque premier temps. Vous pouvez aussi répéter les accords à la blanche, ou encore à la noire. Cela dépendra du style du morceau et de votre goût.

Pas d’octaves sur chaque temps

Répéter à la blanche et encore plus à la noire l’octave main gauche risque de sonner lourd.

Donc, si vous jouez la disposition “de base” conseillée plus haut, jouez plutôt les deux mains sur le premier temps puis marquez les autres temps avec votre main droite seule. Vous pouvez répéter ce processus pour chaque mesure.

Servez-vous aussi de cette possibilité pour marquer et accentuer d’autres temps, selon votre feeling.

Choisir et varier

Plus vous jouez de temps, plus cela donnera une impression de vitesse. Surtout si vous jouez en accord, comme décrit précédemment.

Vous pouvez également bien entendu varier ces vitesses, pour marquer une différence entre mélodie et couplets par exemple. Adaptez vous à ce que vous inspire la mélodie !

Restez stable

Il vaut mieux un accompagnement à la ronde, lent, mais bien en place, qu’un accompagnement à la noire avec plein d’arrêts et d’hésitations !

Non seulement le résultat sera plus beau, mais vous aurez en plus créé ainsi une base pour ajouter plus sereinement les autres temps.

Mais peut-être que jouer à la noire sera plus facile pour vous. Trouvez votre truc, du moment que vous sentez que vous êtes en rythme, c’est le plus important 🙂

Testez différentes dispositions d’accord pour accompagner le chant au piano

Une fois que vous êtes à l’aise avec les accords, le rythme et la coordination avec le chant, vous pouvez commencer à complexifier un peu votre accompagnement.

Accord coupé en deux

Avec de petits trucs très simples, on peut faire beaucoup 🙂 Par exemple, pour reprendre la chanson Imagine des Beatles, l’accord est souvent coupé en deux main droite, chacune des parties étant jouée tour à tour.

Ainsi, sur un accod de DO majeur, au lieu de jouer DO MI SOL sur chaque temps, on jouera DO, puis MI SOL, et DO, et MI SOL, etc.

Espacer l’accord au piano

Vous pouvez aussi chercher à faire sonner différemment votre accord en fonction du registre et de l’espacement des notes qui le compose.

Par exemple, pour n accord de Do majeur, vous pouvez très bien avoir DO SOL DO main gauche, puis SOL DO MI main droite. En fait les possibilités son nombreuses.

Veillez simplement à garder la bonne basse (Do ici, sauf si renversé), puis cherchez à l’oreille ce qui sonne le mieux pour vous. Vous verrez que c’est un peu moins évident avec les accords de 7e (mais très intéressant !).

Arpèges etc

De manière générale, vous pouvez “égrainer” les notes de l’accord, surtout pour un accompagnement à la croche par exemple. Tant que votre basse reste la bonne et que vous vous servez des notes de l’accord, tout est permis.

Vous pouvez trouver un exemple très célèbre de ce style d’accompagnement dans la chanson Hallelujah ou encore dans Ave Maria de Schubert.

Conclusion

Quelques outils pour accompagner un chant au piano et beaucoup de possibilités

Avec ces quelques outils vous avez déjà de très nombreuses possibilités ! Vous avez de quoi faire sonner votre mélodie, la soutenir et l’accompagner.

Prenez bien le temps de pratiquer, étape par étape, afin d’intégrer les accords et d’apprendre à les enchaîner de manière fluide.

Lorsque vous serez à l’aise, vous pourrez combiner les possibilités et laisser les accents et les inflexions marquer naturellement les temps que vous préférez, tout en restant en rythme.

Exemple d’arrangement piano avec Holy Night

J’ai moi-même utilisé ces techniques pour accompagner un chant au piano récemment. Mais j’avoue je jouais le chant au piano, main droite 🙂 C’était la main gauche seule qui accompagnait, sur les mêmes principes que ceux décrits ici.

Il s’agit de Holy Night 🙂 Si vous voulez avoir une idée de ce que peut donner la combinaison de ces différents outils pour créer un accompagnement en version piano solo, je vous mets la vidéo ici. Évidemment ce n’est qu’un exemple parmi des tonnes de possibilité.

Cet article a été écrit par Cazimir Costea, du blog Libérer son piano.


Cet article vous a plu? N’hésitez pas à laisser un commentaire pour nous partager votre expérience ou si vous avez des questions concernant l’accompagnement au piano! Vous voulez en apprendre plus sur le piano et profiter de conseils d’un pro? Je vous conseille fortement d’aller faire un tour sur le blog “Libérer son piano” de Cazimir Costea !


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